mardi 7 avril 2009

CC40108, ma première loco électrique


Ce fut la loco électrique techniquement la plus compliquée utilisée par la SNCF, car elle devait pouvoir fonctionner sous quatre types d'alimentations différents, d'où la numérotation 4xxxx (ex: la 21000 est une bi-courant: 2xxxx) mais pas la plus longue: il existât jadis une 2CC2 encore plus longue. Disons que c'est la plus longue de l'ère moderne (sans roues non motrices ajoutées). En version jouef, ce modèle était capable de tirer beaucoup de wagon à grande vitesse, même en montée. Vitesse chronométrée (ramenée à l'échelle HO) sur circuit: 358 km/h. Le modèle réel disposait de 2 rapports de démultiplications, l'un pour 160 l'autre pour 240 km/h. Il semble que les 240 km/h n'aient été utilisés que pour des essais, les voies du TEE ne le permettant pas. L'utilisation "commerciale" se fit donc avec la démultiplication 160km/h. La CC40100 a une cousine belge (CC1800) qui s'en distingue par une puissance plus élevée et une décoration utilisant du bleu au lieu du rouge, ou (selon années) du bleu et du jaune au lieu du rouge.
La caisse initialement gris métallisé fut toutefois par la suite repeinte en gris-blanc non métallisé, la SNCF maîtrisant mal l'entretien des peintures métallisées à l'époque. On peut regretter que la caisse n'ait pas été entièrement habillée d'inox (ce qui aurait résolu ce problème: pas de peinture!) puisque des rames de banlieue (bien moins coûteuses!) étaient faites ainsi.
Dix CC40100 (40101 à 40110) furent construites (on est loin du "tirage" de la CC6500...), une fut détruite dans un accident, et six autres ferraillées après le retrait du service. Il en reste trois conservées comme "collectors".

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